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Lorenzo de la librairie "Raspoutine"
>Interview de Lorenzo Pioletti, fondateur de la librairie
suisse Raspoutine que tous les fans de Zep connaissent bien, réalisée le
mercredi 3 septembre 2003 à la librairie Raspoutine, au coeur de la
ville de Lausanne par Monkiko (Monk) !

MONKIKO: Petite présentation pour commencer.
Lorenzo, tu es italien, né à Lausanne (en Suisse), tu as 36 ans, tu
es marié et tu as 3 enfants. Tu attrapes le virus de la BD vers 5-6 ans
avec Topolino (entre autres), la version italienne du journal de Mickey.
Ton papa ou ta maman étaient-ils des fans de BD ou de fumetti?
LORENZO: Pas du tout! Mais mon père, lorsqu'il habitait encore en
Italie, faisait tout de même régulièrement 18 km à vélo pour aller
chercher des journaux dans le village voisin. Il revenait souvent avec 2
ou 3 fumetti (comics).
M: Quand t'es-tu intéressé à la BD francophone?
L: Mes premiers souvenirs de BD en français datent des années 70
avec notamment l'hebdomadaire Pif Gadget. Sinon, j'ai un parcours assez
banal en tant que lecteur de BD. Je lisais Tintin, Astérix, Gaston, les
Tuniques Bleues, Michel Vaillant. Mon premier album de Tintin, je l'ai
"emprunté" à un camarade d'école enfantine sans lui demander son avis.
C'était "Le secret de la Licorne". J'ai malheureusement du le lui rendre
(rires).
M: Tu as donc découvert Corto Maltese dans Pif Gadget?
L: Oui, mais je sautais toujours les pages avec Corto. J'étais
encore trop jeune pour apprécier ce genre de BD.
M: Dès ton plus jeune âge, est-ce que tu rêvais
d'avoir un métier lié à la BD (dessinateur, scénariste, libraire,
éditeur)?
L: Pas du tout! J'ai commencé dans le milieu lorsque j'étais
adolescent, en faisant occasionnellement des remplacements dans une
librairie de BD. Cette librairie se trouvait dans le quartier de
Marterey, le même quartier où se trouve Raspoutine aujourd'hui. Au bout
de quelques temps, j'ai été engagé en tant qu'employé, et c'est à ce
moment là que j'ai commencé à connaître personnellement des auteurs de
BD.
M: Au moment de choisir une carrière professionnelle,
as-tu hésité entre la BD et devenir une star de football à la Juventus
de Turin?
L: Ha! Tout jeune, je me voyais défendre un jour les couleurs de la
Juve! A l'époque, mes rêves étaient beaucoup plus liés au monde du
football qu'au monde de la BD. Je n'ai jamais joué à la Juve, mais j'ai
tout de même fait une grande carrière dans le football amateur suisse.
M: Au début des années 90, est-ce que dans la rue, on
ne te confondait pas avec le grand joueur de football italien Roberto
Baggio?
L: He, he, he. Je vois où tu veux en venir. Effectivement j'étais un
grandissime fan de Roberto Baggio, mais attention, c'était AVANT qu'il
quitte la Juventus. J'avais exactement la même coupe de cheveux que lui,
avec le catogan et tout. C'est vrai que ma vague ressemblance avec
Roberto Baggio en a trompé certains. Notamment lors d'un voyage à Turin.
Je portais la même veste que les joueurs de la Juve, et j'ai été
interpellé par des "tifosi" qui voulaient un autographe. C'était rigolo.
Il y a une autre anecdote sympa concernant ma ressemblance avec Roberto
Baggio. Il existe une série de six cartes postales que Zep a dessinées
pour l'EURO 96. Zep avait illustré sur chaque carte, les joueurs de six
équipes (dont l'Italie) qui participaient à ce championnat européen de
football. Zep n'étant pas un grand spécialiste du monde du football, il
s'était inspiré de ma pomme pour dessiner Roberto Baggio !

M: Est-ce que tu as transmis le virus de la BD à tes
enfants?
L: Hélas non! Mon fils est tout de même assez doué pour le dessin,
contrairement à moi. Quant à mes deux filles, elles ne s'intéressent pas
du tout à la BD. Mon épouse non plus d'ailleurs.
M: Tes enfants, que pensent-ils de Zep ?
L: C'est un ami de la famille. Ils font bien sûr le lien entre Zep
et Titeuf, mais ils voient surtout Zep comme un ami de Papa.
M: Tu es le premier en Suisse à avoir obtenu un CFC
(Certificat Fédéral de Capacité) de vendeur spécialiste en BD. Pour
obtenir ce certificat suisse, tu as du suivre des cours pendant 3 ans.
En quelle année as-tu obtenu ton CFC?
L: En 1989 j'étais un employé de la librairie dont je viens de
parler (celle qui se trouvait dans le quartier de Marterey). C'est en
voulant me spécialiser dans cette direction que j'ai commencé mon
apprentissage de vendeur en 1990. J'ai fait deux ans de cours de base
suivi d'une année de cours de gestion. Dans le cadre de ce dernier
cours, j'ai travaillé pendant trois mois dans le rayon fruits et légumes
d'un grand magasin (rires). Heureusement le libraire de ce grand magasin
m'a proposé de devenir le responsable de la librairie dans une autre
succursale. J'ai obtenu mon certificat en 1993 peu de temps avant
d’inaugurer la librairie Raspoutine.
M: Tu as inauguré ta librairie le 28 février 1994.
Pourquoi le nom "Raspoutine"?
L: A la base, je ne pensais pas du tout à "Raspoutine" pour le nom
de la librairie. Je voulais l'appeler "Corto Maltese". J'en ai
évidemment parlé à Hugo Pratt que je connaissais bien et qui habitait
dans les environs de Lausanne. Hugo m'a dit "Tu sais Lorenzo, Casterman
ne sera peut-être pas d'accord que tu l'appelle Corto... Et si tu
l'appelais Raspoutine ta librairie? Raspoutine est un personnage
historique, ce n'est pas moi qui l'ai inventé". En y réfléchissant un
peu, je me suis dit que "Raspoutine" ça sonnait bien. Et puis
maintenant, ça me fait vraiment plaisir que le nom de la librairie soit
une suggestion d'Hugo Pratt, et qu'il ait dessiné le logo :

M: Tu n'avais pas une image négative du personnage BD
Raspoutine?
L: Pas du tout! Raspoutine n'est pas un personnage négatif dans la
BD Corto Maltese. Raspoutine est certes imprévisible mais il est plutôt
drôle. Globalement Raspoutine est un personnage sympathique.
M: HP était un lecteur boulimique notamment de livres
d'histoire, d'ésotérisme et de religion, thèmes que l'on retrouve
constamment dans les aventures de Corto Maltese. HP était-il aussi un
grand lecteur de BD? Habitant non loin de Lausanne, achetait-il ses BD
chez Raspoutine?
L: Oui, il achetait quelques BD chez Raspoutine, mais il avait des
demandes très particulières. Il recherchait beaucoup d'anciennes BD de
plus de 20 ans en général. Il appréciait beaucoup l'école argentine (Muñoz,
Breccia, etc). Il admirait aussi énormément Milton Caniff. Sinon, il
achetait essentiellement ses propres BD, c'est-à-dire les BD signées
Hugo Pratt. Il les achetait en général pour en faire des cadeaux.
M: HP est décédé le 20 août 1995. A cette époque Zep
avait déjà publié 4 tomes de Titeuf, et était déjà une star en Suisse
francophone. HP a-t-il connu l'auteur Zep? Si oui, que pensait-il de son
dessin et de la série Titeuf?
L: Hugo Pratt n'avait pas énormément de BD dans sa bibliothèque. Il
avait surtout celles qu'il avait réalisées lui-même. Sinon, ses autres
livres étaient essentiellement de la documentation. Je ne sais pas s'il
avait des BD de Zep ou s'il en a lu.
Produits Raspoutine :
M: La librairie Raspoutine s'est fait une belle renommée
notamment grâce à sa production d'ex-libris et de tirages spéciaux. Te
souviens-tu du premier ex-libris Raspoutine?
L: Bien sûr! Le premier ex-libris a été réalisé en 1994 à l'occasion
d'une séance de dédicaces avec les auteurs de Nabuchodinosaure: Herlé et
Widenlocher. Jusqu'à aujourd'hui c'est le premier et dernier ex-libris
réalisé pour cette série. Je ne me souviens plus très bien du nombre
d'exemplaires, c'était en tout cas moins de 100.
M: Quel est le premier tirage spécial Raspoutine?
Edité en quelle année?
L: Le premier tirage spécial Raspoutine c'était un mini album
illustré par Zep .

Ce petit album sérigraphié s'appelle "Comment lire le
dernier Titeuf". Il a été réalisé pour la sortie du tome 4 de Titeuf
(1995). C'était un ex-libris en fait.
M: Une de tes plus grandes satisfactions en tant que
libraire est d'avoir détecté très tôt l'énorme potentiel de Zep. Comment
as-tu connu Zep?
L: J'ai connu Zep pendant mon apprentissage de vendeur spécialiste
en BD. Titeuf existait déjà, mais ce n'était pas encore le méga
phénomène d'aujourd'hui. J'ai connu Zep grâce à une ancienne collègue
qui était en fait la maman de Valott (dessinateur très connu en Suisse,
notamment pour ses caricatures dans la presse). C'est donc Valott, grand
pote de Zep, qui m'a permis de faire la connaissance de Zep.

On est rapidement devenu amis. Les premières cartes de
membres du Club Raspoutine c'est d'ailleurs Zep qui les a illustrées.

Il avait aussi dessiné un super Raspoutine avec un sabre
entre les dents. Ce dessin avait été utilisé pour réaliser des petits
autocollants.

Le BD Club de Genève et la librairie genevoise Houba
faisaient également partie de ce tout premier noyau professionnel
d'admirateurs de Zep, avec qui Zep a réalisé de très belles choses.
M: Te souviens-tu du premier ex-libris Zep /
Raspoutine? C'était en quelle année?
L: C'était en 1994. Il s'agit de l'ex-libris où Titeuf est avec ses
amis autour d'un réverbère.

M: Les fans de Zep, reconnaissent unanimement que les
plus beaux produits dérivés de l'oeuvre de Zep ont le label Raspoutine.
C'est certainement une autre de tes grandes satisfactions. Peut-on
s'attendre à ce que le duo magique Zep / Raspoutine fasse un "méga super
truc" pour la sortie du tome 10 de Titeuf en 2004?
L: Oui, nous allons faire un super méga "truc" géantissime pour la
sortie du tome 10 qui fera baver de plaisir tous les fans de Titeuf
(rires). Comme 2004 sera aussi l'année des 10 ans de Raspoutine, on fera
vraiment un TRES joli "truc" pour marquer le coup!
M: En dehors de Zep, est-ce que Raspoutine a déjà
réalisé des ex-libris avec d'autres auteurs de la bande à Tchô? Des
projets en perspective?
L: On a fait un ex-libris avec Buche pour la série Vincent Muraz :

En 2003, Raspoutine a organisé une séance de dédicaces
avec une grande partie des auteurs de Tchô (Bertschy, Boulet, Buche,
Dab's, Nob, Reno et Tébo), mais à part Buche, Raspoutine n'a encore fait
aucun ex-libris avec eux. J'apprécie beaucoup la bande à Tchô, mais pour
l'instant il n'y a pas de projet en perspective.
M: Les fans qui n'ont pas la chance d'habiter tout
près de la librairie Raspoutine, comment peuvent-ils faire pour obtenir
facilement des produits Raspoutine?
L: En ce qui concerne les tirages de tête (TT), nos amis belges et
français peuvent les commander dans une librairie de leur pays. Celle-ci
contactera ensuite Shakir (Belgique) ou Attakus (France), les diffuseurs
officiels des produits Raspoutine. Pour les ex-libris ou autres petits
objets, les clients belges et français peuvent me contacter directement
(par téléphone de préférence). En fait, depuis que Raspoutine existe, je
fais aussi de la vente aux particuliers par correspondance.
M: Sur le forum, quelqu'un demandait s'il était
possible de réaliser un ex-libris, ou tout autre produit
dérivé, réalisé par Zep? Si oui, comment faut-il s'y prendre?
L: Très simple, il faut discuter avec Monsieur Camano qui est non
seulement le directeur de Tchô la collec', mais aussi l'agent de Zep.
M: Question plus générale: Combien coûte la production
d'un ex-libris Zep / Raspoutine tiré à 100 exemplaires?
L: Top secret! Tu sais, les coûts de fabrication sont rarement
dévoilés dans notre milieu. Dans les autres milieux aussi d'ailleurs.
M: Lorsque Zep réalise un ex-libris pour Raspoutine,
tu lui suggère des idées ou bien c'est du Zep 100%?
L: Jusqu'à présent, que ce soit pour un ex-libris ou pour tout autre
objet, un produit Raspoutine / Zep a toujours été le fruit d'une
collaboration active au niveau de la conception. On se rencontre
spécialement pour parler de ce qu'on pourrait faire, et on s'organise
des mini sessions de "brainstorming" à deux, ou à trois avec Hélène
Bruller (la compagne de Zep).
Le duo magique Zep / Raspoutine
M: Zep a exposé plusieurs fois ses dessins à la galerie Raspoutine,
et il est venu plusieurs fois en dédicace à la librairie Raspoutine .

La dernière expo / dédicace a eu lieu en mai 2003,
lors de la sortie des Minijusticiers. Avez-vous déjà prévu une autre
expo ou dédicace pour 2003 ou 2004?
L: Pour 2003, non. En 2004, il y aura très certainement une expo
pour la sortie du tome 10 de Titeuf et/ou pour les 10 ans de Raspoutine.
En ce qui concerne les séances de dédicaces de Zep à Raspoutine, c'est
un peu délicat d'annoncer quelque chose car avec Zep ça tourne de plus
en plus à l'émeute. Par exemple pour la sortie des Minijusticiers ça
s'est très bien passé car il n'y avait rien de prévu, et Zep a décidé
sur place de faire quelques dédicaces.
M: Est-ce que Zep aime les séances de dédicaces?
L: C'est difficile de répondre à sa place. Une chose est sûre, une
séance de dédicace en librairie c'est très différent d'une séance de
dédicaces en festival. Zep est assez rapide pour réaliser des dédicaces,
mais malgré tout ce n'est pas une machine, et comme il y a toujours TROP
de monde, il est toujours désolé de ne pas pouvoir tous les contenter.
En tout cas, lorsque Raspoutine organise une séance de dédicaces avec
Zep, on essaie de faire le moins de pub possible. Concernant les séances
de dédicaces de manière générale, je souhaiterais profiter de cette
interview pour pousser un coup de gueule contre les parasites de la BD.
Je pense aux personnes qui se disent passionnées de BD mais qui polluent
le monde de la BD en faisant de la spéculation, notamment sur internet.
On les reconnaît assez facilement pendant les festivals. Ils ont très
souvent d'énormes sacs à dos bourrés de BD (qu'ils n'achètent jamais sur
place bien sûr), et ils font plusieurs queues simultanément en posant un
de leurs nombreux sacs dans différentes files. Pour la plupart de ces
personnages, faire un festival de BD c'est un "bizness" car ils
revendent ensuite, sur eBay ou ailleurs, les fruits de leurs récoltes.
C'est triste et c'est surtout une honte! C'est un manque de respect pour
les auteurs ainsi que pour les vrais amateurs de BD! Voilà, c'était le
cri de Raspoutine!
M: Que penses-tu de la manière dont se déroule les
dédicaces de Zep pendant les festivals de BD? Par exemple au festival de
Solliès 2003, un tirage au sort a été effectué pour désigner entre 50 et
100 personnes qui auraient le droit à une dédicace du maître. Zep était
isolé dans une petite tente (cage), loin de ses petits camarades
dessinateurs. Pour accéder à la "cage", il y avait un long couloir
étroit avec des barrières de chaque côté, et un ou deux "légionnaires"
qui montaient la garde. Bref, Zep a un statut de star! Peu d'auteurs de
BD vivent ou ont vécu ce que Zep vit en ce moment. Que pense-t-il de son
statut de star? Ca l'énerve, ça le fatigue, ça lui donne la pêche pour
continuer à faire ce métier, est-ce qu'il va laisser tomber la BD pour
se consacrer exclusivement à Zep'n'Greg, son groupe de rock?... Risqué,
car il pourrait devenir une méga star du rock!
L: Heureusement, Zep habite en Suisse qui est un pays plutôt calme.
De plus, en dehors des festivals, Zep ne déclenche pas des émeutes. Une
star de la BD c'est très différent d'une star du showbiz. Zep est
conscient d'avoir un statut privilégié dans le monde de la BD, mais il
vit cela très sereinement et avec beaucoup de recul. Pour l'instant, il
me semble que ce statut ne lui est pas insupportable au point de le
dégoûter de la BD. J'ai suivi de très près l'évolution de sa carrière
professionnelle, et je trouve formidable à quel point il n'a pas changé
en tant qu'ami et en tant que personne... mis à part la quantité de
cheveux (rires)… C'est un homme épanoui, il a une belle femme, de beaux
enfants. Bref, il est heureux! Merci Hélène!
M: Zep est un excellent caricaturiste. On l'a surtout
remarqué dans la BD "L'enfer des concerts". Il t'a "croqué" à plusieurs
reprises. Notamment sur la boîte à bonbons Raspoutine / Titeuf. Est-ce
qu'il t'a également caricaturé dans des albums de Titeuf ou dans
d'autres albums?
L: Il ne me semble pas avoir vu ma tête dans des albums de Zep. Il
me "maltraite" déjà suffisamment en dehors des albums (rires)


Sinon, en ce qui concerne les talents de caricaturistes
de Zep, au début, lorsqu'il avait plus le temps de faire des dédicaces,
il personnalisait beaucoup le dessin. C'est-à-dire que Zep posait un
certain nombre de questions à la personne qui souhaitait une dédicace,
puis il réalisait un dessin en caricaturant cette personne et en
combinant certaines de ses caractéristiques avec l'univers de Titeuf. Ca
donnait évidemment des dédicaces très belles et originales!
M: Si tu devais décrire Zep en quelques mots, en tant
qu'auteur et que personne, que dirais-tu?
L: En tant qu'auteur, je le considère comme un génie à l'état pur!
En tant que personne je le qualifierais de mec d'une gentillesse
incroyable qui ne se prend absolument pas la tête.
M: Si tu devais poser...
L: Nu? (rires)
M: Je reprends: si tu devais poser trois questions à
Zep, une au dessinateur, une autre au musicien et une autre à l'ami, que
lui dirais-tu?
L: Au dessinateur: "Mais où s'arrêtera la bête?". Pour le musicien j'ai
plutôt une remarque: "Je suis bien content que tu saches dessiner"
(rires). A l'ami je voudrais lui dire: "Ne change pas, te rencontrer
c'est toujours un moment de bonheur!"

...merci encore à Lorenzo et à Monkiko !!! :D

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