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Boris Chervaz laissera le souvenir
d’un homme gentil et fédérateur. |
Avec Boris Chervaz,
un «chic type» s’en est allé |
CYCLISME
Au lendemain du décès accidentel du Lausannois de 39 ans, lors de la
cyclosportive française La Time Megève Mont-Blanc, ils étaient nombreux,
hier, à vouloir lui rendre hommage.
Il est des départs, plus prenants que d’autres, qui sont
difficiles à accepter. Celui de Boris Chervaz, disparu accidentellement
dimanche dans la descente du col des Aravis, en participant à la Time
Megève Mont-Blanc, ne laisse personne indifférent. Dans le petit peloton
du cyclisme vaudois, beaucoup sont effondrés.
«Quand les gens s’en vont, on dit toujours qu’ils étaient
super. Mais pour Boris, ça prend un sens particulier. Qu’on le connaisse
intimement ou pas, il apparaissait comme le parfait chic type, le gars
qui avait le coeur sur la main, toujours prêt à rendre service. Ce genre
d’accident, c’est la fatalité. Que ça lui arrive à lui, c’est pas
juste!» lâche son ami Jean-Michel Colson, créateur du Grand Raid en
1990, encore tout à son émotion.
Le peloton, l’ancien très bon amateur élite qu’était
Boris Chervaz ne faisait pas que le hanter. Il s’y retrouvait souvent à
l’avant. Capable de gagner une course d’endurance comme la terrible
Wysam 333, après 333 km d’effort en 2008, ou de remporter un
contre-la-montre. Une discipline que ce père de deux enfants
affectionnait particulièrement.
«Il venait de battre tout le monde à Estavayer, lors de
la défense de son titre romand de la spécialité, précise Lorenzo
Pioletti. Nous étions nombreux à nous réjouir de le retrouver jeudi, à
Bavois, pour l’épreuve du genre au Giron du Nord vaudois. Il était
l’homme à battre. On s’affûtait pour tenter de rivaliser avec lui.»
En France, dimanche, après la neutralisation de l’épreuve
consécutive à l’accident, plusieurs coureurs vaudois ont organisé une
veillée en mémoire de Boris. Une manière, aussi, de soutenir ses amis
qui avaient pris, comme lui, le départ de la course.
«A Bavois, nous aurons un brassard noir et une grosse
pensée pour celui qui organisait des soirées d’entraînement, au départ
du magasin de cycle où il travaillait, à Pully. Il y était considéré
comme l’un des meilleurs mécanos romands, ajoute Lorenzo Pioletti. Doué,
Boris était surtout gentil. Ce sera dur de s’élancer désormais sans
lui…»
Aux proches de Boris Chervaz vont nos sincères
condoléances.
P. W.O
Article paru dans le
quotidien 24heures du 8 juin 2010 |